Lundi 11 août 2008
Assez important pour être noté : j’ai résisté à une crise qui s’annonçait inévitable.

Contexte : Coloc’ a décidé de (faire) refaire la tapisserie du salon (par sa mère). Il se trouve que ladite mère a débarqué avec fils aîné et petit-fils. A cinq dans notre petit deux-pièces, qui plus est en chantier. Il se trouve également que le fils en question m’insupporte.
Hier, ma grand-mère, partie en voyage, nous a téléphoné pour nous dire qu’elle avait vu un chat rentrer chez elle. J’en profite donc pour y faire un saut, et y rester la soirée. La nuit. Etre tranquille. Coloc’ est passé en coup de vent pour parler. Toujours le même cirque. Peu importe. Je vous épargnerai les détails.

Ainsi, je me suis retrouvée toute seule chez ma grand-mère, dans ce grand appartement où j’ai passé la majeure partie de mon enfance et plusieurs années de mon adolescence. Les placards et le frigo remplis. Dure journée. Contrariée. Je sentais la crise venir. J’ai demandé à Coloc’ de m’acheter du fromage, en passant. Je prévoyais ma crise, classant mentalement les aliments. Prête à faire bouillir l’eau chaude.
Et puis je me suis dit que je pouvais essayer de lutter. Que je pouvais tenir bon. Que j’en serais d’autant plus fière.

Et j’ai tenu. Parce que mon estomac était trop occupé à se nouer. De l’angoisse. La chambre vide. Le lit, celui qu’il m’a légué. Le bureau. Celui où il passait des nuits blanches. Et son absence.

Conclusion : Ni chat, ni perruche, ni hamster. Il était sans doute trop tôt.

Boulot. J’entame la deuxième quinzaine. Mon père de famille a déserté. Il s’est fait la malle avec ses deux mioches. Dommage. Flirts devant la machine à café. Rien de flagrant. Jouer pour jouer. Jeu sans conséquences.
Ce matin, j’ai eu droit à la parade de l’électricien sur son escabeau. Il m’a dit qu’il reviendrait. Ça fera de l’animation dans le bureau.

Et puis elle. Regards. Sourires. Effleurements. Aimants. De même polarité.
Elle vient me chercher pour la pause clope. Pour le café. Me demander un truc. Je vais la voir pour n’importe quel prétexte.
Envie de m’amuser. Pas en manque au point de lui sauter dessus. Et puis, c’est tellement éphémère. Cette courte période où rien n’est joué. Une fois que j’ai eu ce que je voulais, je me lasse.
Néanmoins, il ne faudrait pas que je tarde trop. J’arrive bientôt à la fin de mon contrat. Les choses doivent s’accélérer dans les jours qui viennent. Ou pas. Si j’en ai envie. Si elle en a envie. Ça a l’air bien parti pour. On verra. La suite au prochain épisode.

Je vois Tarabas ce week-end. A priori. Monsieur doit monter. Coloc’ doit bouger. Enfin, il ne sait pas. Sinon, on se débrouillera. Il faut que je me remette les idées au clair. Que je me décide. Que je sache ce que j’ai envie de faire. De nous. Ça commence à traîner en longueur. Je ne sais pas si j’ai envie de le voir. En fait, j’en ai envie. Mais il y a quelque chose qui me retient.
En y réfléchissant, je m’ennuie. Hic jacet lepus. Il a arrêté de me séduire. Enfin, j’en ai l’impression. S’il n’en avait plus envie ? Je lui poserai la question.
C’est à ça que me sert mon blog. A prendre du recul. Avant de scribouiller, j’en étais à « il y a quelque chose, mais je ne sais pas quoi ». Et je cogite essentiellement à l’écrit.

Je m’ennuie très vite. Je fais tout en dilettante. Je papillonne. Dès que je me lasse, je suis incapable de faire des efforts. J’ai besoin que les choses aillent vite. J’ai la concentration vagabonde. Je déteste rester plusieurs heures sur la même tâche. Je ne tiens pas en place. Je suis tout le temps en train de courir partout. Je suis épuisante. Je me fatigue.
Voilà pourquoi.

Je n’ai pas envie de le garder sous le coude. J’ai besoin de lui. Pour m’épanouir. Pour me détruire. Pour. Et parce que je.
Mais je ne veux pas d’une relation pyjama.



Météo intérieure : Aube

Dans les oreilles : The Libertines - Radio America

Sous les yeux : La centaine d’articles en retard
Par Zizanie - Publié dans : Soliloques
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