Dimanche 24 août 2008

Le temps passe à une vitesse folle. Et j’en oublie mon blog. Le reste aussi.
L'expérience « vis ma vie de fonctionnaire, à la disposition du Grand Gourou » a pris fin. Terminés les appels toujours urgents du Cabinet. Qui persiste à appeler quand je m'absente de mon bureau. Terminé le courrier à aller chercher, à enregistrer, à diffuser. Terminés les missions, les réunions, les agendas à tenir à jour, les incessants coups de fil à passer, les mails à imprimer, les photocopies recto-verso-agraffées-en-quinze-exemplaires. Terminées les médisances à écouter. Terminés le sourires hypocrites. Je suis libre.

Ou presque. Je dois normalement commencer un autre boulot. Je vous en dirai plus une autre fois. Ça ne m'enchante pas, mais j'ai besoin de sous. Et il n'y a pas trente-six moyens de sortir mon compte en banque de sa belle couleur écarlate. A moins que ce ne soit celle de mon banquier.
J'ai essayé plusieurs fois d'écrire. J'ai commencé de nombreux articles que je n'ai jamais clos. Un extrait pour savoir à quoi vous avez échappé.

Ce boulot viendra à bout de mes nerfs. Soit c'est le calme plat, le téléphone reste silencieux, il n'y a rien à faire et j'ai droit aux regards pleins de reproches du Grand Gourou parce que je ne fais rien, soit c'est le rush et il faut courir partout, tout est urgent, le Grand Gourou veut tout, tout de suite. Il me demande d'aller chercher un truc, m'appelle entre temps pour me demander d'appeler Machin et me reproche de ne pas être dans le bureau. Pour Noël, je commanderai une autre moi. Sauf qu'à Noël, je ne bosserai plus ici. Et que je ne tiens pas à avoir une autre moi. A la limite, des supers pouvoirs, j'ai rien contre. Sauf que les superhéros, ils sont obligés de sauver les pauvres innocents. Non, je ne veux pas de supers pouvoirs. Ou alors ceux de Poison Ivy. Hors de question que j'embrasse le Grand Gourou. Donc il fera avec. Une seule Zizanie. Tout ce qu'il y a de plus humaine. Enfin pas du tout humaine, ni innocente d'ailleurs. Mais z'avez compris, ça sert à rien que je m'embourbe dans des explications qui ne veulent rien dire. Et de toutes façons, on s'en fout.

L’appart a enfin été déserté par les envahisseurs. Et mon salon est tout beau. Il commence à ressembler à quelque chose. Un mur chocolat, le reste en blanc. Au départ, il était censé être écru. Sauf qu’il est blanc. Oui, ça peut paraître bizarre, a priori. Mais ça me plait bien. On a enfin fixé des étagères et mis le lustre que je voulais. Et je reçois mon sticker bientôt. Histoire de féminiser un peu tout ça. Parce que je veux bien faire dans le sobre, mais faut pas non plus que ça ressemble à un appart de mec. Et pas question de faire dans le Valérie Damidot. Non négociable. Même si sticker il y a. J’aurais bien animé le mur moi-même, mais Coloc’ n’a pas confiance en mon coup de main. Et je ne sais pas trop comment aurait réagit le papier à la peinture. On va donc limiter les dégâts. Ne tiens pas à tout refaire.
Bientôt, on s’attaque à la chambre. Il va falloir que je négocie à mort pour avoir mon mur vert. Ou rose fushia. Pour le rose, je crois que c’est vain. J’en ai assez de voir le blanc hôpital de ce papier peint à relief immonde.

Pour ce que j'avais sur le feu, autrement dit la jolie collègue : cuisinée, dégustée, digérée. C'est juste que je m'ennuyais au boulot, il me fallait de l'animation. Où, quand, comment. Je vous épargnerai les détails croustillants. C'est sans intérêt aucun.
Pour elle comme pour les autres. Je me lasse très vite, ces derniers temps. Trop vite. Ce n'est même pas par envie de m'amuser, de ne pas m'attacher. Je m'ennuie de tout.

Avec Tarabas, ça devient du n'importe quoi. On se fait du mal à chaque fois qu'on se parle. Sitot que je raccroche, j'éclate en sanglots. Et ce week-end n'a rien changé. Evidemment, on était bien ensemble. On a passé deux jours accrochés l'un à l'autre. A sourire, à rire, à jouir. En résumé. On était vraiment bien. Il y avait nous et le reste du monde. Mais lorsqu'il est reparti, le charme s'est rompu. Et le soir même, on s'envoyait des saloperies à la gueule, au téléphone.
Il est décidé à remonter sur Paris, le mois prochain. Définitivement. Il craque. Des risques. Dont il a conscience. Il les prend. Wait and see.



Météo intérieure : Orage

Dans les oreilles
:
Cali - La vie parfaite

Sous les yeux
:
Camille de Peretti - Nous sommes cruels

Par Zizanie - Publié dans : Soliloques
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