Je fais des nœuds dans mon crâne. Alors j'écris pour essayer de démêler tout ça. Mon cerveau est une pelote de laine. Mes
angoisses, un chaton joueur.
Je suis aigrie. Je suis maladroite. Je suis froide avec les autres. Les gens. Les potes. Parfois, c'est justifié. Mais démesuré. Un lapin posé par Bunny. Décidemment, elle mérite toujours autant
son pseudo. M'a fait poireauter une bonne grosse demi-heure, puis après quelques appels insistants, a fini par me dire de rentrer chez moi. Et donc, depuis une semaine, plus de nouvelles. Je n'en
ai pas cherché non plus, faut pas déconner. Donc, il y a ça. Il y a aussi cet échange de mails où je suis passé pour la chieuse de service. Ce n'est pas que je n'assume pas mon honorable statut
d'emmerdeuse publique, mais il y a des éléments qui me sont restés sur l'estomac. Et de deux. Un autre mail resté en suspens. Alors qu'il a été lu. Rien d'autres que des détails. Mon audition qui
est dans une semaine. Ma grand-mère qui risque d'être opérée. Une succession de petites choses, qui ne me laissent pas tranquille.
Et Tarabas, surtout. Me demande ce qu'il fait. S'il est vraiment passé à autre chose. Parce qu'il est passé à autre chose, c'est ce que je crois. Quasi quatre mois, il n'en a plus rien à foutre.
Je n'arrive pas à me mettre dans le crâne que ça puisse se finir comme ça. Une fin aussi médiocre. Tout ça pour ça. Bref. J'aurais aimé l'entendre de sa bouche. Qu'il ne m'aimait plus. Ce n'est
peut-être pas si simple. Il a sans doute fait comme il a pu.
On a essayé, au moins. Encore et encore. On s'était monté notre film, le film de nos idéaux. Et même si, encore aujourd'hui, je ne peux m'empêcher de l'idéaliser, je porte un autre regard sur
tout ça.
J'ai besoin de lui dire tout ce que je pense. Mais je ne le ferai pas. Je le laisserai prendre le chemin qu'il souhaite, sans me mettre à danser la Carioca au milieu. Follow the yellow brick
road. En réalité, ce n'est pas lui qu'il faut que j'arrête d'idéaliser, c'est notre relation. Pour parvenir m'ôter ce modèle du crâne, il va y avoir du boulot.
J'ai été faire un tour dans mes stats, et je me demande qui poste des articles de ce blog sur Facebeurk. J'avoue avoir du mal à comprendre. Comme j'ai toujours du mal à comprendre les gens qui
font apparaitre mon blog dans leur blogroll. Ce blog a de l'intérêt pour moi. C'est un blog-thérapie où je parle de moi, de moi et encore de moi. Je ne comprends pas l'intérêt que d'autres lui
portent. Vous ne me connaissez même pas. Je n'écris pas de jolies histoires, je ne poste pas de supers strips drôles et parfaitement gribouillés, je ne poste ni images, ni vidéos. Je bafouille
des textes très longs qui passent du coq-à-l'âne comme dans une partouze à la ferme, et qui ont pour seul sujet ma pomme. Et en plus, j'écris toujours la même chose.
Et tant qu'à faire, je regarde les recherches qui ont mené jusqu'ici.
Cher internaute qui a tapé « midonna baisée », j'ignorais qu'il existait une version porno de Zelda. Peut-être voulais-tu parler de Madonna ? Hélàs, je ne fais pas de rubrique
people sur ce blog. Comme tu as pu le comprendre (ou pas), j'en ai rien à foutre de Madonna, tout ce qui m'intéresse dans la vie, c'est moi.
Quant à celui ou celle qui demande à google-ouija « qui a chanter parce que c'est toi », je peux lui répondre : Axelle Red. Jukebox ambulant couplé à une culture de l'inavouable
colossale, qui dit mieux. Mieux.
C'est pas que je veuille pas être exhaustive, mais j'en ai assez pour ce soir.
M'enfin, que ça ne t'empêche pas de me faire de belles déclarations.
Météo intérieure : Chaleur moite
Dans les oreilles : Sunday Luv - Vicious
Sous les yeux : Mes stats